Il y a-t-il une force de la justice ?

Dissertation Philo

Il y a-t-il une force de la justice ?

Puissance, supériorité.

« La justice, c'est l'injustice équitablement partagée. »
de Maurice Chapelan
Une force :
Par force, on entend en général une puissance d'action : puissance physique en tant qu'elle est capable de produire un effet matériel ; puissance morale en tant qu'elle est capable de contraindre.
La justice :
La justice est un principe en vertu duquel les actions humaines doivent être sanctionnées ou récompensées en fonction de leur mérite au regard du droit, de la morale et autres sources prescriptives de comportements. Quoique la justice soit un principe à portée universelle, le juste apparaît pouvoir varier en fonction de facteurs culturels. La justice est un idéal souvent jugé fondamental pour la vie sociale et la civilisation. En tant qu’institution, sans lien nécessaire avec la notion, elle est jugée fondamentale pour faire respecter les lois de l’autorité en place, légitime ou pas.

Introduction :

Selon Maurice Chapelan, « La justice, c'est l'injustice équitablement partagée. ». Il exprime ainsi l’idée que la justice est liée à l’égalité. En effet, si tous les hommes vivent dans l’injustice, ils ne sauront jamais ce que signifie la justice puisqu’ils sont tous égaux. Et rien que le fait d’être égaux signifie pour eux qu’ils sont dans une société juste. De là, nous nous demandons s’il existe une force de la justice. Par force, on entend en général une puissance d'action. Il peut s’agir d’une puissance physique en tant qu'elle est capable de produire un effet matériel. Il peut aussi s’agir d’une puissance morale en tant qu'elle est capable de contraindre. La justice est un principe en vertu duquel les actions humaines doivent être sanctionnées ou récompensées en fonction de leur mérite au regard du droit, de la morale et d’autres sources prescriptives de comportements. Quoique la justice soit un principe à portée universelle, le juste apparaît pouvoir varier en fonction de facteurs culturels. La justice est un idéal souvent jugé fondamental pour la vie sociale et la civilisation. En tant qu’institution, sans lien nécessaire avec la notion, elle est jugée fondamentale pour faire respecter les lois de l’autorité en place, légitime ou pas.

L’existence d’une force de la justice signifie que le monde entier est régit par des principes universelles, donc applicables à tous sans exception. Cependant, il semble aujourd’hui inconcevable d’appliquer à toute la planète des normes et valeurs communes. Selon différents endroits du monde, la conception de justice diffère. Peut-on parler de l’existence d’une force de la justice ? D’autres forces peuvent-elles instaurer des règles à suivre à toute une société ? Quels peuvent être les limites d’une force de la justice?

En effet, il est nécessaire d’avoir un cadre à toute chose, des règles. Différentes mesures sont mis en place pour instaurer une société juste.

Pour se sentir rassurer et surtout en sécurité, il est nécessaire d’avoir une cadre juridique. C’est-à-dire un ensemble de juridictions qui sont chargés de réguler le fonctionnement de la société. Si dans une société aucune règle n’est instaurées et que tout homme est libre de faire ce que bon lui semble, on vivrait dans le chao. Il n’est pas possible de vivre dans un monde sans ordre, ni principe fondamental. Les gens ont besoin d’être guidés. Le juge a pour rôle de prendre la décision qui semble la plus juste. Il représente la justice et donc doit agir en conséquence. Par exemple si des parents maltraitent leur enfant, le juge peut être amené à leur enlever la garde de cet enfant. Il semble tout à fait anormale qu’une famille ne respecte son obligation de bien s’occuper de son enfant. Donc la décision du juge ne fait que représenter la justice. La justice doit être mise en place dans chaque société. Les hommes procèdent à cela à l’aide de différents organes. La police par exemple doit arrêter les personnes ayant commis des délits. Les hommes ont donc recours à différents moyens pour parvenir à un monde juste.

De plus, toute personne doit savoir distinguer le bien du mal. Et ce qui est bien pour une personne doit l’être pour autrui. Dès notre plus tendre enfance on est confronté à assimiler les choses essentielles de la vie. On nous apprend par exemple à ne pas mentir ou encore voler. C’est pourquoi dans l’enseignement, dès la maternelle et l’école primaire, on apprend les choses fondamentales de la vie. La notion de justice doit être assimilée par tout le monde et très tôt pour nous éviter des sanctions qui peuvent être très lourdes.

La justice doit être conforme à la morale. C’est-à-dire ce qui est juste et équitable. Les schizophrènes par exemple sont internés en hôpital psychiatrique et cela est juste. Du fait de leur dangerosité tout le monde va trouver cette sanction juste et morale. Il existe en quelque sorte une force de la justice dans la mesure où tout le monde pense que ces sanctions sont normales. Et donc qu’il existe une certaine justice.
De plus, le fait que les efforts d’une personne soient récompensés montre qu’il existe une certaine force de la justice. En effet lorsqu’un athlète s’entraine pendant plusieurs années pour une compétition et qu’il finit par la remporter, on peut affirmer qu’il y a une justice. Cette athlète a mis plusieurs années et fait beaucoup d’efforts pour atteindre son but donc il semble tout à fait légitime et juste qu’il remporte la victoire. Il existe donc d’une certaine manière une force de la justice.

Il existe une force de la justice mais d’autres forces poussent les hommes à vivre dans une société juste.

La justice a une portée universelle, cependant elle varie en fonction de certains facteurs, notamment culturel. En effet, d’une culture à l’autre les hommes n’ont pas la même notion de justice. Selon les sociétés, les pays, la culture, la conception de la justice diffère. Que l’on se trouve en France ou en Arabie Saoudite les sanctions à l’encontre d’une personne pour une même faute ne seront pas pareilles. Prenons l’exemple d’une personne ayant commis un vol, celle-ci écopera d’une peine de prison en France. Alors qu’en Arabie Saoudite, une personne qui commet un vol risque de se faire couper un bras. En effet, en Arabie Saoudite les règles sont mises en place selon la Charia. Alors qu’en France les sanctions sont prises indépendamment des règles religieuses. De plus, on peut dire que Dieu est une force qui transcende les hommes. Pour certaines personnes telle que les religieux, croyants et pratiquants Dieu est juste. Tous ses dires transcris dans des livres sacrés sont suivis et respectés. On peut dire qu’il y a une force de la justice puisque Dieu n’est pas présent concrètement mais spirituellement. Et certaines personnes suivent ses propos et pensent qu’elles sont justes et morale.
En plus de cela, la pensée individuelle influence le fonctionnement de la justice. Les jurés choisis pour délibérer au tribunal sont influencés par les dires des parties certes, mais aussi par leurs expériences personnelles. Ils peuvent alors interpréter certaines paroles et voter selon leur âme et conscience. Ainsi, chacun a en quelque sorte sa propre justice. En effet, une personne A peut penser que quelque chose est normal mais cela ne va pas être normal pour une personne B. Par exemple lors des élections présidentielles de 2012, le nouveau président François Hollande a énoncé l’idée d’une taxe exceptionnelle de 75 % sur les plus hauts revenus. Une bonne partie des personnes politiques de gauche trouvent cela normal et juste, alors que ceux de droite pensent le contraire. Ce qui est juste par un parti ne l’est pas pour l’autre. Avec la pensée individuelle, la notion de la justice est bouleversée.
De plus, la justice a une portée universelle mais chez les animaux on ne peut pas vraiment parler de justice. Dans la nature, il existe une loi qui régit le règne animal et c'est la loi du plus fort En effet, dans toutes actions des animaux seule la loi du plus fort compte. L’animal ayant le plus de force domine celui qui en a le moins. Un lion mange une antilope par exemple. La loi du plus fort correspond aux situations où une confrontation est résolue par le libre jeu du rapport de force entre les parties en présence.

Il existe donc plusieurs facteurs qui influencent la justice. Mais la volonté de mettre en place une société juste a cependant des limites.

PARTIE 3
La force de la justice admet effectivement des limites. En effet, il est possible qu’un homme instaure un cadre dans lequel il impose des lois à un peuple, qui se voient dans l’obligation de les respecter, sous peine de représailles. De plus, cet homme appelé tyran, voit dans tout cela son bien être personnelle et non celui du peuple qu’il gouverne. Ainsi, la tyrannie désigne de nos jours tout pouvoir injuste, cruel et ne respectant pas les lois. Cette définition peut être appuyé par l’exemple actuelle de la Syrie, où une guerre civile bat son plein. Cette guerre découle de la responsabilité d’un homme, qui se nomme Bachar al-Assad. En effet, il faisait régner un régime injuste, sans égalité et trop cruel à son peuple, où les libertés tel que d’expression ou la liberté des journaux étaient bafouées. De plus, il refuse désormais de quitter le pouvoir, après que son peuple ce soit enfin révolté contre lui et son gouvernement. En effet, sont comportement qui est digne d’un tyran, conduit aujourd’hui à une guerre civile avec des armes lourdes, qui font actuellement des milliers de mort en Syrie.

On peut aussi parler du régime communiste qui est un régime dans lequel un parti exerce le monopole de la gestion des affaires publiques, en tant que parti unique officiel ou bien en tant que parti dominant d’une coalition rassemblant les seuls partis autorisés. De plus, au cours du XXe siècle Staline avait instauré une dictature et un régime totalitaire à son peule, rythmé encore une fois par les censures et le manque de liberté. Un peuple, qui était donc contraint de respecter les contraintes liées à ce régime, sous peine de représailles. Ainsi, Staline dont l’idéologie était nommée le « Stalinisme », peut aussi être qualifié de tyran car il a choisit pour son peuple l’emploi de la force, voire de la terreur, comme mode de gouvernement.

Conclusion :
Ainsi, à l’issue de cette étude, nous voyons donc bien qu’il n’existe pas de force de la justice en soi mais que par les règles instaurées par les hommes, on retrouve bien des juridictions mis en place pour représenter la justice. Cependant, à travers le monde, la notion de justice est différente. Selon que l’on se trouve en France par exemple ou en Arabie Saoudite, la sanction pour un voleur ne sera pas la même. Le fait de savoir s’il existe une force de la justice revient à dire qu’il existe une force de la justice semblable pour tout le monde. La volonté de faire une société juste peut parfois entrainer la tyrannie. Une volonté de faire en sorte que tout le monde soit absolument égal en toute chose entraine un régime communisme qui par la suite nuit à la société. Il n‘y a pas vraiment de force de la justice mais les hommes essaient de parvenir à une société juste par différents moyens.