Dissertation: Pensez-vous que la littérature soit une bonne arme pour dénoncer des inégalités, défendre une cause?

Dissertation : Pensez-vous que la littérature soit une bonne arme pour dénoncer des inégalités, défendre une cause ?

La littérature est utilisée par certains écrivains, de toutes époques confondues, comme un outil. Elle leur permet notamment de dénoncer des inégalités et de défendre des causes par le biais de l'argumentation.

Les auteurs de ce corpus ont « pris leur plume pour une épée » (Jean-Paul Sartre, Les Mots, 1964). Est-il possible de défendre des causes ou de dénoncer des inégalités par le biais de la littérature ?

Dans certains cas, la littérature prend un rôle important dans la dénonciation de certaines inégalités et des abus humains, cependant elle peut parfois être mal interprétée par le lecteur et dans ce cas fausser la compréhension du texte et parfois elle est même remplacé par d'autres moyens de communication.

Il est vrai que la littérature est un moteur pour dénoncer des inégalités ou des abus envers l'espèce humaine. Dans ce cas, les auteurs se sont battus pour un seule et même cause, la dénonciation de l'esclavagisme. Dans le texte de De Jaucourt, l'article « Traite des nègres » extrait de l'Encyclopédie (1751 – 1766), on constate clairement l'opinion de l'auteur sur l'esclavagisme, il est contre et en affichant ses pensées, il s'expose à certains risques car à l'époque l'esclavage des noirs et perçu comme quelque chose de tout à fait normal. Les termes qu'il emploie montrent bien qu'il est pour et non contre la liberté des hommes. Lorsqu'il parle des esclaves noirs, il utilise des termes comme « ces malheureux » (l.2), « ces infortunés » (l.18). Ils permettent au lecteur de bien se rendre compte que De Jaucourt est du coté des esclaves, qu'il écrit cet article en leur faveur et qu'il essaie tant bien que mal de défendre leur cause. En plus de parler des « nègres », il énonce également l'esclavage en lui même, il le qualifie de « négoce qui viole la religion, la morale, les lois naturelles, et tous les droits de la nature humaine » (l.3-4), et le traite également d' « inhumanité manifeste » (l.22). Et pour finir, il parle ds esclavagistes en disant que malgré leur statut social, ou quoi que ce soit qui les rendraient supérieurs, ils n'ont en aucun cas le droit de vendre des êtres humains à leur guise, il ne dispose d'aucun droits sur leur liberté. On troue cela dans le texte lorsque De Jaucourt dit : « Les rois, les princes, les magistrats sont points les propriétaires de leurs sujets, ils ne sont donc pas en droit de disposer de leur liberté, et de les vendre pour esclaves ». (l.11-12)
Pour le texte de Voltaire, extrait du chapitre dix-neuf de Candide (1759), la dénonciation est toujours la même. Ce texte suit directement le passage ou Candie et Cacambo se trouvent dans le pays d'Eldorado, la ou tout est bien. C'est à leur sorti qu'il tombe sur un « nègre » allongé sur le sol avec une main et une jambe en moins. Lorsque l'on a connaissance de l'œuvre intégrale de Candide, le contraste entre les deux mondes est tel qui amène le lecteurs à tout de suite se révolter contre l'esclavagisme. L'auteur rend son personnage triste à la vu du « nègre »et cela provoque les mêmes sentiments chez le lecteur. Les deux sont indignés par le comportement des esclavagistes, M. Vanderdendur en l' occurrence. Il est même dit dans le texte que Candide entre de la ville « en pleurant » (l.35) sur le sors de ce pauvre esclave.

Pour terminer, l'exemple de Diderot montre aussi que la littérature peut dénoncer ou défendre quelque chose. Dans son texte, « De l'esclavage » extrait de l'Histoire des deux Indes (1770), il est clairement énoncé que Diderot et contre l'esclavage. Dans le dialogue fictif de l’auteur, où un partisan de l’esclavage et un opposant à l’esclavage échangent leurs arguments, on voit que l’opposant prend le dessus sur son interlocuteur par la longueur de ses phrases, presque des tirades, donc ses arguments. L’adjuvant quant à lui emploie toujours la conjonction de coordination « mais » (l.1,11, 22) pour exprimer son objection, il ne paraît pas sur de lui, comme étouffé par l’autre. Il se sert de l’Histoire et ses idées sur les « nègres », surement héritées d’autres personnes mais n’est jamais objectif à propos de ce problème social qu’est l’esclavagisme.

Cependant, certaine fois la littérature peut s'éloigner de la réalité et dérouter le lecteur. Elle a ses limites et est malgré tout remplacée par de nouveaux moyens de communication.

Le texte de Montesquieu, « De l'esclavage des nègres » extrait de, « De l'esprit des lois » (1748) et un texte qu'il ne faut pas prendre au premier degré. Dan ce cas la, on pourrait penser que Montesquieu est totalement en faveur de l'esclavagisme ce qui est totalement faux. Pour lui le simple fait d'énoncer tout les faits qui sont « digne » d'un esclavagiste suffirai a en faire une critique. Hors le texte a été mal compris par les contemporains. Le ton qu’il emploie dans son texte, « Il est impossible que nous supposions que ces gens là soient des hommes… » ou « Une preuve que les nègres n’ont pas le sens commun… » déroute le lecteur, ainsi il ne comprend pas la vraie thèse de celui-ci. L’utilisation du conditionnel est aussi un facteur de confusion pour le lecteur qui ne comprend pas que Montesquieu pense le contraire de ce qu’il dit dans le texte, fait qui est cependant marqué par la première phrase « Si j’avais eu à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves… ».

Il fut un temps où la littérature était un des meilleurs moyens, avec le théâtre, de dénoncer des inégalités pour les écrivains. Cependant, avec l’expansion d’autres moyens d’expression, ce monopole s’est vu réduit. D’autres moyens d’expression sont de nos jours plus efficaces pour dénoncer des inégalités. Exemple : internet, les journaux. De plus, les gens lisent de moins en moins de nos jours ! Plus, dans certains pays du monde, la censure empêche l’expression des idées dans la littérature.

Nous venons donc de voir que, certes la littérature n'est pas efficace dans tout les cas pour dénoncer des inégalités ou défendre des causes mais que la plupart des écrivains réussissent quand même par le biais de celle-ci à convaincre le lecteur de ce qu'ils avancent dans leurs œuvres.

Cependant, bien qu'elle soit plutôt efficace, de nos jours les moyens de communication se sont beaucoup développés et la littérature à été détrône par les médias. Il est en effet plus facile de communiquer avec la population par internet ou la télé car ces moyens sont plus nombreux dans les foyers que les ouvrages littéraires. Alors la littérature est efficace, mais est elle le meilleur moyen pour dénoncer des inégalités et défendre causes de nos jours ?